AGATHE LACROIX
Née Dorge, le 26 avril 1950
à Winnipeg, Manitoba
« Quand tu es une femme, tu dis que tu es derrière l’homme, mais de temps en temps, tu aimes être à côté aussi. »
Mon père, Denis Dorge, était de Sainte-Agathe, d’où mon nom, Agathe. De plus, sa sœur aînée, qui était religieuse et musicienne, se nommait également Agathe (Soeur Joséphat). Papa aurait voulu que je devienne moi aussi religieuse et que je sois musicienne. Je ne suis pas devenue religieuse, mais j’ai étudié le piano pendant cinq ans et je lui ai donné quatre petits-enfants (et neuf arrière- petits-enfants). Je pense que mon père était content de ça. À notre tour, nous avons donné le nom de mon père, Denis, à notre fils aîné.
Ma mère, Rita Cournoyer Dorge, avait 27 ans quand elle s’est mariée. Mon père en avait 33, « l’âge du Christ quand il est mort », comme il disait. Lorette était le village natal de ma mère. Mes parents y ont déménagé en 1954 lorsque j’avais quatre ans. Ils voulaient vivre et élever leurs enfants dans une paroisse francophone.
Mes parents ont acheté la maison et la ferme d’un monsieur Gauthier qui avait de grands champs de concombres. Ma mère connaissait bien cette ferme pour y avoir travaillé à ramasser des concombres dans ces champs lorsqu’elle était adolescente. Elle marchait quatre milles pour s’y rendre et ramassait des concombres toute la journée pour un gros dollar par jour.
Je suis l’aînée de trois enfants dont deux frères. Les gars passaient beaucoup de temps dehors à la ferme. Moi, je faisais le ménage et les repas pendant que ma mère travaillait dans les champs. J’ai eu une bonne éducation auprès des religieuses.
On a vécu à Lorette toute notre vie, à un mille du village. Si on voulait aller visiter des amis au village, on marchait. En septembre, quand on allait à l’école, il n’y avait pas d’autobus : on marchait avec tous nos voisins. De temps en temps, M. Bohémier passait et nous ramassait, « toute la gang ». On était onze dans une petite voiture! C’était une autre époque!
On a toujours parlé le français à la maison. Mon père était préfet de la municipalité pendant de nombreuses années. Un groupe d’hommes de Lorette, y incluant mon père, ont construit bénévolement le club sportif, une aréna. Ma mère a siégé au comité des Filles d’Isabelle et elle s’est beaucoup impliquée dans la Ligue des femmes catholiques. Mes parents étaient dédiés à leur communauté et tout se passait en français.
Je me suis mariée à Guy Lacroix d’Île-des-Chênes en 1971. J’avais 21 ans; il en avait 22. On s’est rencontrés au secondaire de Lorette. Dans ce temps-là, c’était souvent au secondaire qu’une jeune femme rencontrait l’homme de sa vie!
Guy a fait carrière dans l’enseignement, d’abord à Saint-Claude pendant trois ans. La première année, il y était seul, puis je me suis jointe à lui pour les deux années suivantes. J’y ai trouvé un emploi à la même école comme secrétaire et professeur de dactylographie. C’est alors que notre fils ainé, Denis, est né.
Guy est devenu directeur de l’école secondaire à Saint-Claude au jeune âge de 24 ans. Trois ans plus tard, nous avons eu notre deuxième enfant, Chantal. J’ai bien aimé mon aventure à Saint-Claude, mais j’étais contente de revenir chez moi à Lorette.
En 1977, on s’est bâti une maison à Lorette et on y est demeuré jusqu’à 2009. Étant donné que ma grand-mère maternelle est une Manaigre, on était plus ou moins parents avec tout le village. J’ai quatre-vingt-dix cousins et cousines. Ils vivaient à Île-des-Chênes ou à Saint-Boniface, mais surtout à Lorette. Je me disais que si jamais quelque chose arrivait à mon mari, je n’aurais pas à m’inquiéter, car tous mes cousins et cousines vivaient autour de moi. Je n’étais pas seule.
Agathe Lacroix, 1987. Collection privée.
Notre maison à Lorette était juste à côté de celle de mes parents. Nos enfants ont été très proches d’eux ainsi que des parents de Guy. Mémère Lacroix vivait quasi dans la cour de l’école Gabrielle-Roy à Île-des-Chênes. Souvent, nos enfants allaient chez Mémère manger de la soupe sur l’heure du midi. Nos enfants ont été vraiment gâtés par les grands-parents des deux bords. J’en suis heureuse parce que ma grand-mère et moi étions très, très proches. Maintenant que nos parents sont décédés, souvent, un de nos enfants va dire : « Ah! si Mémère Dorge était ici! », ou alors un autre va parler de Mémère Lacroix. Ça me fait plaisir que la famille soit importante pour eux.
Une fois à Lorette, Guy et moi avons décidé d’avoir deux autres enfants. J’ai donné naissance à deux belles petites filles à onze mois l’une de l’autre. Nous avons décidé que je ne travaillerais pas à l’extérieur de la maison afin de prendre soin de notre famille. Mais c’était “plate” pour mes deux petites filles à la maison, toutes seules. J’ai donc ouvert une garderie. Je gardais entre six et sept enfants. Après le dodo de l’après-midi, les enfants demandaient : « Matante Agathe, on va chez Mémère Dorge pour ‘’Happy Hour’’? » On allait chez ma mère qui leur préparait tous un petit verre spécial avec du jus de pomme accompagné de très bons goûters.
Les parents qui venaient ramasser leurs enfants quelquefois restaient à souper. Je faisais du pain et des gâteaux que j’envoyais à la maison avec eux. Cela me
faisait plaisir. Ainsi mes enfants avaient des petits amis avec qui jouer. J’ai beaucoup aimé ce temps de ma vie.
Quand mes deux plus jeunes sont allées à l’école, je suis retournée au travail. Je suis tombée sur un bon avocat, Antoine Fréchette. J’ai commencé en 1984, et j’ai travaillé pour lui pendant douze ans. J’ai adoré mon poste et je ne me suis jamais plainte de mon travail. Antoine me confiait des dossiers intéressants. Lorsqu’il y avait un dossier concernant une hypothèque, c’est moi qui menait le dossier et je devais donc me débrouiller auprès du bureau des titres fonciers. Tout était en français et j’étais à l’aise. C’était tout un défi que j’ai relevé avec confiance.
Ensuite, j’ai travaillé à l’Institut Joseph-Dubuc, au cabinet d’avocats Aikens McCauley et au bureau divisionnaire de la Division scolaire franco-manitobaine.
Sur le plan politique, je me suis impliquée dans la lutte pour les écoles françaises. Un comité de parents, surtout des femmes, s’est formé en vue de lutter pour la création d’une école secondaire régionale à Île-des-Chênes. Les jeunes quittaient les villages pour aller s’instruire en français ailleurs, ou alors allaient à l’école anglaise. Il fallait que ça change. On se rencontrait souvent pendant de longues réunions qui pouvaient durer jusqu’à minuit. On s’est regroupés avec des femmes d’Île-des-Chênes qui voulaient la même chose. On a dû souvent se débattre contre des gens qui s’y opposaient. On y a travaillé d’arrache-pied pendant trois ou quatre ans! Ce n’était pas facile, mais il y avait des femmes très fortes comme Michèle Lagimodière-Gagnon, Gisèle Loyer, Yolande Dupuis, Murielle Levreau et Rachelle Kyzick. On n’allait pas se laisser mener par les commissaires de la Division scolaire Rivière Seine qui nous disaient qu’on ne savait pas de quoi on parlait. On connaissait bien nos villages et nos jeunes. Les commissaires nous disaient que ce n’était pas une bonne idée, cette école française, que ce serait un éléphant blanc, vide, sans intérêt. Cela avait soulevé beaucoup d’attention dans les journaux. Les Conservateurs avaient surnommé le projet « l’Éléphant blanc »! Après beaucoup de réunions de planification et de rencontres houleuses lors des réunions de la Division scolaire de la Rivière Seine à Sainte-Anne, l’École régionale Gabrielle-Roy a vu le jour en 1984.
Ensuite, nous avons travaillé à la mise sur pied d’une école élémentaire francophone à Lorette. Donc, encore une fois, il a fallu organiser beaucoup de réunions et faire des revendications auprès de la Division scolaire de la Rivière Seine. L’École Lagimodière a finalement vu le jour en 1990. Nous en étions très fiers et il y a eu de grandes célébrations lors de l’ouverture!
On aurait dit que partout où on allait, c’étaient les femmes qui s’occupaient de toutes les organisations!!
J’ai aussi siégé au Comité culturel de Lorette pendant plus de 30 ans. Nous avons mis sur pied la soirée annuelle de Bière et Saynètes. On aimait rire, faire des farces et « ça a poigné fort » pendant au moins 15 ans. On faisait salle comble à chaque année. On s’est tellement amusés!
Guy et Agathe Lacroix, Voyageurs Officiels, 1998. Collection privée.
Le comité culturel de Lorette a aussi beaucoup participé au Festival du Voyageur. Vers 1986, le Festival a lancé une compétition entre les villages qui s’appelait la Dérouine”. Le comité culturel fournissait l’autobus et payait une partie du droit d’entrée. On allait toujours en « grosse gang », d’une variété d’âges. Il y avait ma fille de cinq ans, jusqu’à mes parents qui en avaient environ 70. Il y avait tellement de diversité parmi nos participantes et participants qu’on gagnait souvent dans toutes les catégories d’âge. Moi, qui était normalement une personne calme et réservée (rires), je me mettais debout sur les tables pour animer notre groupe. Je pense qu’on intimidait les autres. Une année, Saint-Georges n’avait presque personne, donc on a envoyé la moitié de nos participants pour qu’ils se joignent à l’autre équipe. C’était Saint-Georges contre Lorette, mais c’était vraiment Lorette contre Lorette.
On assistait au Festival du Voyageur tous les ans. Mon mari avait commencé, à travers les bières et saynètes, à faire de la musique avec un groupe – Les Frères Guy. Ils avaient chanté une chanson, habillés en moines. Les gens les ont vraiment aimés. Les Frères Guy ont continué à se présenter en spectacle et le Festival leur a demandé de jouer au relais de l’Abbaye des moines. C’était bien spécial!
En 1998, Guy et moi avons reçu un appel de Gerry et Hélène Clément qui, eux, avaient été des voyageurs officiels du Festival du Voyageur l’année précédente. Hélène nous a demandé : « Voulez-vous être la prochaine famille de Voyageurs officiels pour l’année 1998-1999? » Pas possible!! Pourquoi nous? Nous avons demandé une demi-heure pour y réfléchir. Et bien sûr, nous avons accepté. C’était une expérience comme nulle autre, je ne l’aurais jamais pensé. Il faut avouer qu’en 1999, à la fin de notre mandat de deux ans, on avait le cœur gros, mais en même temps, on était bien fatigués et on voulait se reposer. C’était tellement « le fun », mais aussi très intense comme expérience!
Dieu merci qu’on fait partie du groupe nommé L’Ordre des voyageurs officiels. C’est tellement bien de se retrouver et d’avoir du plaisir ensemble. Ceux qui ont fondé L’Ordre ont écrit un manuel, et ils ont fait un beau travail. Une des tâches principales de L’Ordre est de choisir la prochaine famille de Voyageurs officiels. Nous nous rencontrons lors d’une grande réunion et discutons des possibilités, et ainsi, nous arrivons à un choix.
On avait un petit chalet à Lac-du-Bonnet avec une assez grande cour. Quand on a pris notre retraite, mon mari m’a demandé : « Est-ce qu’on devrait déménager à Lac du Bonnet ou vendre le chalet et ne garder que la maison à Lorette? »
Agathe Lacroix, 2001. Collection privée.
J’ai surpris Guy en choisissant de vendre notre demeure à Lorette. J’étais prête pour un changement. Nous avons donc déménagé à Lac-du-Bonnet en 2009. Nous nous sommes bâti une nouvelle maison avec une belle grande cour au bord de la rivière Lee. J’adore cet emplacement. Nous sommes à 20 minutes de Lac-du-Bonnet et dans le bois.
On a acheté toutes les bébelles possibles telles qu’un bateau ponton, un bateau de pêche, des kayaks, un canot, les Sea-Doos. On s’est dit : « Nos enfants ne peuvent pas se permettre d’acheter un chalet. Faisons de notre maison leur chalet – pour les enfants et les petits-enfants. » Nous adorons les recevoir chez nous, créant ainsi des souvenirs inoubliables!
Je ne suis pas une personne qui reste tranquille. C’est très rare de me voir assise une heure à la fois. Je suis un « mover and shaker ». J’aime être active. Dans ma cour, je peux faire 18 000 pas sans en sortir.
Ce qui me manque le plus en ayant choisi de vivre au bord du lac du Bonnet c’est ma messe en français, des amis francophones et des comités francophones. Ça me manque vraiment.
Après 52 ans, Guy et moi sommes toujours ensemble. On a eu quatre enfants et neuf petits-enfants. Nos quatre enfants, ainsi que leurs époux et épouses et nos neuf petits-enfants, parlent tous le français. On est très fiers de ça, et je pense que ça vient de l’exemple.
Le rôle de la femme reste toujours pareil. De mon temps, c’était moi qui étais enceinte. Ce n’était pas : « On est enceinte ». La plupart des hommes de mon âge respectaient la femme, mais c’était différent. C’était toi, la femme, qui était dans la cuisine, qui faisait la discipline auprès des enfants, qui s’occupait des sports des enfants et qui travaillait dehors dans la cour. Alors, la vaisselle restait là jusqu’à ce que la femme la lave. Quand tu es une femme, tu dis que tu es derrière l’homme, mais de temps en temps, tu aimes être à côté aussi. Maintenant, c’est : « On est enceinte », « On va travailler dans la cour ». Ce n’est pas que la femme est plus forte que l’homme, mais il y a des choses que la femme peut faire qu’un homme ne peut pas faire. Je ne connais pas beaucoup d’hommes qui peuvent faire trois ou quatre choses en même temps sans être tout mêlés, ce qu’une femme peut faire.
Les femmes d’aujourd’hui sont très fortes, aussi fortes que toutes les femmes qui m’ont impressionnées dans le village de Lorette. Les femmes d’aujourd’hui travaillent plus tranquillement, mais elles sont là. Je vois mes filles avec leurs maris. Ma fille fait de la sauce aux tomates et son mari la regarde, impressionné qu’elle ne gaspille absolument rien. Je vois de la fierté dans ses yeux.
Je ne peux pas dire qu’une seule femme a marqué ma vie. J’ai beaucoup écouté ce que mes tantes (de la famille Cournoyer) disaient. Elles venaient souvent chez mes parents, car leurs parents (mes grands-parents) vivaient avec nous. On recevait souvent, et ma mère m’appelait pour me demander de faire un « p’tit lunch ». J’allais avec ma petite troupe de la garderie, et j’écoutais mes tantes parler de leur vie.
Une chose qui m’a vraiment frappée est le moment où un de mes oncles est mort. Son épouse, ma tante, s’est mise à pleurer. Je pensais que c’était parce que son mari était mort, mais non, c’était parce qu’elle avait tellement peur. Elle ne savait pas si elle avait dix dollars ou cent dollars à la banque. Elle n’avait jamais écrit de chèque dans sa vie. Elle ne savait pas conduire une voiture ni faire l’épicerie. Je me suis dit que ça ne serait pas comme ça pour moi, que je ne serais pas comme elle, que je serais complètement l’inverse. Je serais indépendante!
Lorsque j’ai eu une voiture, j’ai demandé à Guy de me montrer comment changer l’huile ainsi qu’un pneu. Comme ça, si quelque chose m’arrivait – car on n’avait pas de téléphone à ce temps-là – je saurais me débrouiller. Cette tante qui pleurait m’a impressionnée et j’ai basé ma vie sur le principe de « ne pas être comme elle ». J’ai beaucoup fait ça dans ma vie – analyser une personne, voir comment elle agissait et en tirer une leçon que j’appliquais à ma vie.
Agathe Lacroix, 2020. Collection privée.
Beaucoup de femmes m’ont donné de bons conseils. Une tante que j’adore, Yvonne Lemoine, était une femme douce qui vivait pour sa famille. Son mari était souvent parti dans le Nord et elle tenait la maison. Elle a eu six enfants et en a perdu trois ou quatre, dont un dans un accident de voiture. Elle a toujours gardé son sourire. C’était une femme qui avait la foi, et elle est devenue mon idole.
Notre voisine, la vieille Mme Van Osh, avait 10 enfants. Un jour, je me promenais avec les enfants et je l’ai croisée. En jasant avec elle, je me suis plainte que j’avais trop de choses à faire. Sa réponse m’est restée. Elle m’a dit : « Mais quoi d’autre ferais-tu? », en voulant dire que c’est le temps de ma vie où ce sont ces choses-là que je dois faire. Il y a un temps pour tout. Je faisais exactement ce que je devais faire à ce moment-là de ma vie. J’ai appris à ne pas me plaindre.
Michelle Lagimodière-Gagnon m’appuyait toujours en disant : « Agathe, tu peux faire n’importe quoi si tu le veux. » Elle est une autre femme qui m’a beaucoup impressionnée.
Alma Desautels a été pour moi l’exemple de la femme communautaire. Elle avait l’âge de ma mère, et Alma s’impliquait dans le travail de son mari qui était charpentier, dans la Ligue des femmes catholiques, dans l’Église, le comité culturel, le souper paroissial. Elle était toujours partout, parlait toujours le français et était souriante. Je me disais qu’un jour j’aimerais être comme elle. C’est Alma Desautels qui m’avait approchée pour me demander de participer au comité culturel de Lorette, et j’avais répondu : « Oui, absolument! » J’en étais honorée.
Bien sûr, ma mère m’a beaucoup marquée. Elle a toujours travaillé très fort. Elle m’a appris que si tu entreprends un travail, fais-le bien en premier, au lieu d’être obligée de tout recommencer. Elle m’a montré que le travail ne tue pas, qu’il peut même faire du bien si tu es « choquée »: « Frotte un plancher quelque part. Quand tu auras fini, ça ne sera plus aussi grave. » Mon mari a appris que s’il arrivait à la maison tard et que j’étais en train de frotter les planchers, c’était parce que je n’étais pas de bonne humeur (rires)!
Mon conseil aux femmes aujourd’hui est : sois qui tu es. Fais ce qu’il faut pour être bien dans ta peau. Si tu veux crier fort, tu es une femme forte, fais-le, mais tu peux aussi montrer ta puissance. Tu n’as pas besoin d’être militante; tu peux être subtile. J’ai toujours appelé Mme Anita Forest « La Grande Dame ». C’est une femme qui exigeait du respect, mais sans crier. Elle était là, souriante. Quand elle avait un mot à dire, elle le disait, doucement. Beaucoup de nos jeunes devraient faire comme elle.
Propos recueillis par vidéo en septembre 2023 et rédigés en novembre 2024.





