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Tréfumel

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Tréfumel
Tréfumel
Mairie de Tréfumel.
Blason de Tréfumel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Françoise Hédé
2026-2032
Code postal 22630
Code commune 22352
Démographie
Gentilé Tréfumellois, Tréfumelloise
Population
municipale
282 hab. (2023 en évolution de +3,3 % par rapport à 2017)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 20″ nord, 2° 01′ 29″ ouest
Altitude 20 m
Min. 15 m
Max. 50 m
Superficie 5,81 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Dinan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lanvallay
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Tréfumel
Géolocalisation sur la carte : France
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Tréfumel
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Tréfumel
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Tréfumel

Tréfumel [tʁefymɛl] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne. Origine du nom : de l'ancien breton tref, quartier, puis trève, et de l'anthroponyme Armel.

En 1995, la commune a obtenu le Label « Communes du Patrimoine Rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager.[réf. nécessaire]

Géographie

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Commune située entre deux fleuves.

Communes limitrophes de Tréfumel
Saint-Juvat
Saint-Maden Tréfumel Le Quiou
Plouasne

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance et un autre petit cours d'eau[1],[Carte 1].

La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Tréfumel[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[6]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 705 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 27 km à vol d'oiseau[9], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Tréfumel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dinan, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[14]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,8 %), zones agricoles hétérogènes (16,3 %), zones urbanisées (8,9 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Trefermel à la fin du XIe siècle, Parochia de Trefermel en 1187, Trefemel vers 1330, Treffemel en 1405, Treffumel au XVe siècle et en 1592, Trefumel en 1557[18].

Tréfumel vient du breton trev quartier, trève, village »), et du vieux-breton Fermael (nom d'homme) signifiant « la trève de Fermael »[19].

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Trefermael[20].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 11,1 % des toponymes de la commune sont bretons[21].

De l'époque du Miocène, quand la mer des Faluns recouvrait tout le territoire de l'Anjou, du Blésois et isolait l'actuelle péninsule armoricaine du continent en s'étendant jusqu'en Touraine, Tréfumel a gardé de nombreux gisements sablonneux encore exploités.

Le Moyen Âge

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Entre le Ve et le XIIe siècle, Tréfumel appartenait à la paroisse de Plouasne et son église fut construite au XIe siècle.

En 1187, le finage de Tréfumel, c'est-à-dire les nouvelles limites de sa circonscription juridique, attestent son indépendance[22].

L'Époque moderne

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La ville connaît une grande prospérité au XVIIe, grâce à la culture et au commerce du lin. Le témoignages de cette vitalité sont les demeures, à l'ornementation raffinée, construites à cette époque.

En 1750, le dernier greffier aux États de Bretagne, Gilles François de la Bintinaye, fit reconstruire le château de La Rivière-Bintinaye au centre du bourg de Tréfumel.

Après la Révolution, et jusqu'au Premier Empire, Tréfumel devint chef-lieu de canton, regroupant plusieurs communes, dont Guenroc, Guitté, Plouasne, Saint-Juvat, Saint-Maden et Trévron.

Démantelé, l'ancien chef-lieu redevenu commune se rattache au canton d'Evran. À cette occasion, le régiment de gendarmerie, premier de la région, qui occupait le château de la Rivière-Bintinaye, fut également transféré dans le bourg d'Evran. Source : FLOHIC - Éditions

Le XXe siècle

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Les guerres du XXe siècle

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Le monument aux morts porte les noms des 19 soldats morts pour la Patrie[23] :

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1948 11 octobre 1966
(décès)
Jean Cathou[Note 4]   Notaire honoraire
27 novembre 1966 20 mars 1983 Jean Lebranchu   Instituteur puis professeur agricole, ancien résistant FFI
Chevalier de la Légion d'honneur
20 mars 1983 28 novembre 2015[24]
(décès)
Francis Reynes RPR puis DVD Retraité de l'enseignement supérieur
Conseiller général d'Évran (1992 → 1998)
Président de la CC du Pays d'Évran (1997 → 2013)
30 janvier 2016[25] en cours
(au 23 mars 2026)
Françoise Hédé DVD Retraitée, ancienne adjointe au maire
Réélue en 2020[26] et 2026[27]

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29].

En 2023, la commune comptait 282 habitants[Note 5], en évolution de +3,3 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
478450483485463461436420387
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
375410459465505498509496496
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
443406395363349366365313314
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
301325321278262246254256283
2018 2023 - - - - - - -
272282-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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L'église paroissiale Sainte-Agnès de Tréfumel.

Personnalités liées à la commune

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  • Gilles François de la Bintinaye - Greffier aux États de Bretagne - 1750.
  • Jean Lebranchu, ancien maire de Tréfumel, maire honoraire de Tréfumel, instituteur, grand résistant alias Commandant Helen, Commandant FFI à l'État-Major Côtes-du-Nord, survivant héroïque du massacre des nazis avec l'aide de la milice bretonne Perrot à l'école publique d'Uzel (22), chevalier de la légion d'Honneur[36],[37].

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Jean François Cathou, décédé le 11 octobre 1966 à Tréfumel, à l'âge de 70 ans.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Tréfumel » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. « Fiche communale de Tréfumel », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  2. Sandre, « La Rance ».
  3. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  6. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  7. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  8. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Tréfumel et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Dinard », sur la commune de Pleurtuit - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  11. « Station Météo-France « Dinard », sur la commune de Pleurtuit - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  12. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  13. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  14. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
  15. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dinan », sur insee.fr (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  18. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Tréfumel ».
  19. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 116, Editions Jean-paul Gisserot » (ISBN 2877474828).
  20. Office public de la langue bretonne, « Tréfumel », sur Kerofis (consulté le )
  21. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, (ISBN 2-903708-04-5 et 978-2-903708-04-7), p. 405
  22. André Chédeville et Noël-Yves Tonnerre, La Bretagne féodale: XIe-XIIIe siècle, Ouest-France, coll. « Université », (ISBN 978-2-7373-0014-1), p. 289
  23. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  24. « Tréfumel. Décès du maire Francis Reynes », Le Télégramme, (lire en ligne).
  25. « Françoise Hédé est élue maire de Tréfumel », Ouest-France, (lire en ligne).
  26. « Françoise Hédé réélue maire de Tréfumel », Le Télégramme, (lire en ligne).
  27. « À Tréfumel, le conseil municipal est en place », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
    • Louis Chauris, Le calcaire du Quiou-Tréfumel ou « pierre de jauge », dans Le Pays de Dinan, 2006, p. 319-339.
  32. Notice no PA00089688, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Maison des Faluns », sur Office de Tourisme du Pays d'Evran (consulté le ).
  34. TREFUMEL, la course du temps en pays des Faluns
  35. « Ami entends-tu (page 14,15) ».
  36. « rubrique autres informations ».