Grosso
| Grosso | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom piémontais | Gròss |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10070 |
| Code ISTAT | 001119 |
| Préfixe tél. | 011 |
| Démographie | |
| Gentilé | grossesi |
| Population | 1 004 hab.[1] (2026) |
| Densité | 233 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 16′ 00″ nord, 7° 34′ 00″ est |
| Superficie | 430 ha = 4,3 km2 [2] |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Grosso est une commune italienne de la ville métropolitaine de Turin, dans la région Piémont.
Géographie
[modifier | modifier le code]Grosso (en piémontais : Gròss) est située à une altitude de 396 mètres. Le territoire communal s'étend sur 4,33 km² et compte environ 1 000 habitants, appelés Grossesi. La commune est traversée par la Stura di Lanzo, un affluent du Pô. Elle est entourée par les communes de Nole, Villanova Canavese, Mathi et Corio.
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines médiévales
[modifier | modifier le code]La fondation de Grosso remonte au XIIIe siècle : le premier document historique mentionnant la paroisse de Grosso date de 1209. Sur les territoires marécageux de la rive gauche de la Stura di Lanzo, quatre ricetti (structures défensives médiévales typiques du Piémont oriental) furent édifiés : Nole, Villanova, Liràmo et Grosso. Les terres, devenues fertiles grâce à des changements climatiques naturels, furent concédées à des vassaux apparentés aux marquis du Montferrat. Il est probable que les premiers colons, comme les seigneurs, proviennent du bas Monferrat ou du Vercellese, comme en témoignent certaines particularités du dialecte local[3].
Une maison seigneuriale, improprement appelée « château », fut construite en même temps que le ricetto. Il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges des murs d’enceinte originaux. La première église paroissiale, dédiée à san Lorenzo, fut également fondée à cette époque. Malgré de nombreux remaniements et agrandissements à partir de 1719, la nef centrale conserve encore la structure de sa fondation du XIIIe siècle.
Après l’incendie du ricetto de Liràmo en 1326, les terres de cette localité furent rattachées à la paroisse de Grosso, et l’église prit le titre de « Saints Laurent et Étienne » (Étienne étant le patron de Liràmo).
Une autre petite église, antérieure d’au moins un siècle à la paroissiale, se trouve sur le territoire de Grosso : l’église San Ferreolo, d’origine bénédictine. Elle fait partie d’un itinéraire monastique reliant l’abbaye San Mauro à l’embouchure de la Stura di Lanzo, permettant aux moines de se rendre dans les vallées pour évangéliser les populations locales. Des fresques précieuses, attribuées à l’école suisse de Reichenau, y ont été redécouvertes dans les années 1970.
Époque moderne
[modifier | modifier le code]Au milieu du XVIIe siècle, la seigneurie de Grosso fut acquise par le comte Francesco Armano (ou Armani), médecin originaire d’Ombrie. Celui-ci fit démolir l’ancien « château », ne conservant que la chapelle, où la Sacra Sindone séjournait lors de ses translations entre Chambéry et Turin. À la place de l’ancienne maison forte, il fit construire une demeure typique du XVIIe siècle, lieu de séjour et de détente. Les salles du palais, dominant la place principale, furent richement fresquées par les Maîtres Campionesi, une rare trace de leur œuvre dans le Piémont occidental. Une salle des Muses, destinée à des représentations de théâtre musical, y fut également aménagée[4].
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]Au début du XIXe siècle, l’économie de Grosso, jusqu’alors purement agricole, connut un tournant décisif. Selon la tradition locale, ce serait le curé de l’époque, don Pietro Mellica, qui aurait enseigné aux habitants l’art de fabriquer des chaises et des tables. Aujourd’hui encore, l’économie de la commune repose sur la production de meubles artisanaux, fruit du travail de nombreux ateliers, presque tous familiaux. Cette activité atteignit son apogée dans les années 1950-1960, conférant à Grosso une renommée nationale.
Patrimoine
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Le château de Grosso (it), reconstruit en 1655 par les frères Giovanni, Giacomo et Bernardino Armano, comtes de Grosso et Villanova, sur les ruines d’un ancien château médiéval. La reconstruction affirma non seulement la domination de la famille sur la localité, mais conduisit également à la construction de la chapelle dédiée à Sainte Syndone, comme en témoigne une plaque conservée à l’intérieur de la chapelle.
L’église paroissiale Saints-Laurent-et-Étienne, dont la nef centrale date du XIIIe siècle.
L’église San Ferreolo, d’origine bénédictine, avec des fresques attribuées à l’école de Reichenau.
Le palais Armano, résidence seigneuriale du XVIIe siècle, récemment restauré.
Administration
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) « Grosso (TO) », sur Tuttitalia.it (consulté le )
- ↑ (it) Sapere.it, « Gròsso (Torino) su Enciclopedia | Sapere.it » [archive du ], sur www.sapere.it (consulté le )
