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Washington cible Alibaba, Baidu et BYD pour leurs liens supposés avec l’armée chinoise

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Le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, et le président des chefs d’état-major interarmées, le général Dan Caine, lors d’une conférence de presse au Pentagone, à Washington, le 2 mars 2026.
Le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, et le président des chefs d’état-major interarmées, le général Dan Caine, lors d’une conférence de presse au Pentagone, à Washington, le 2 mars 2026. Elizabeth Frantz / REUTERS

En les ajoutant à une liste noire d’entreprises jugées proches de l’appareil militaire de Pékin, le Pentagone exhorte les groupes américains à «cesser de faire des affaires» avec ces géants de la tech et de l’auto.

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Le ministère américain de la Défense a ajouté lundi les géants chinois Alibaba (commerce en ligne), Baidu (moteur de recherche) et BYD (voitures électriques) à sa liste des entreprises travaillant, selon lui, avec l’armée chinoise. Alibaba et Baidu ont rejeté cette inclusion dans la liste, estimant qu’elle est dénuée de fondement. Cette désignation, annoncée moins d’un mois après la visite de Donald Trump en Chine, a peu de conséquences immédiates mais pourrait limiter les liens économiques d’acteurs américains, publics ou privés, avec ces entreprises.

L’annonce risque de compliquer les relations diplomatiques et commerciales entre les deux plus grosses économies de la planète, alors que le président chinois Xi Jinping a été invité à Washington en septembre. La liste dévoilée lundi est très proche d’une précédente version très brièvement publiée en février. Elle «constitue un avertissement pour les entreprises américaines, les pouvoirs publics et la population américaine», a estimé dans un communiqué John Moolenaar, député républicain responsable d’une commission parlementaire spéciale sur la Chine. L’élu exhorte les entreprises américaines à «cesser de faire des affaires» avec ces groupes qui «menacent notre sécurité nationale».

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«Une allégation totalement infondée»

Cette liste contient aussi des firmes chinoises impliquées dans le développement de l’intelligence artificielle (IA), dont Alibaba, Baidu et Tencent, cette dernière ayant été ajoutée précédemment sur la liste. «L’allégation selon laquelle Baidu serait une entreprise militaire est totalement infondée», a réagi la compagnie sur les réseaux sociaux. Elle se dit prête à «employer tous les moyens» pour être retirée de la liste.

Alibaba, qui estime également que sa présence sur la liste est «dénuée de fondement», assure dans un communiqué ne pas être «une entreprise militaire chinoise et n’est partie prenante à aucune stratégie d’assimilation civilo-militaire». Le groupe se réserve la possibilité d’une contestation juridique. Sa présence sur la liste «n’aura aucune incidence sur les activités courantes du groupe aux États-Unis ni dans le reste du monde car ses activités sont sans lien avec les marchés publics de l’armée américaine», ajoute-t-il. Elle «n’entraînera aucune autre restriction aux exportations ni aucune sanction», affirme le groupe. BYD «n’étant ni une entreprise militaire chinoise ni un contributeur à la base industrielle de défense chinoise au nom de la fusion civilo-militaire», la société estime que son inscription sur la liste «est injustifiée», a-t-elle dit dans une communication boursière.

Pékin a réagi ce mardi par l’intermédiaire de Lin Jian, un des porte-paroles du ministère chinois des Affaires étrangères. «Nous exhortons instamment les États-Unis à corriger leurs pratiques erronées et à cesser de réprimer les entreprises chinoises de manière injustifiée» a déclaré le diplomate. Lin Jian a répété l’opposition de Pékin à l’instrumentalisation par Washington du concept de sécurité nationale et à l’établissement de «listes discriminatoires sous différentes dénominations». «La Chine prendra les mesures nécessaires pour défendre vigoureusement les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises», a-t-il déclaré lors d’un point presse régulier.

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10 commentaires
  • Diogène

    le

    Tous les concurrents commerciaux et technologiques des Etats-Unis sont "accusés" pour pouvoir être "interdits". Ces pauvres Etats-Unis n'ont pas compris que le monde tournait sans eux aujourd'hui...

  • Bouvines77

    le

    Quels Tartuffes ! Toutes les entreprises dans le monde, surtout américaines, communiquent des informations ''sensibles'' a leurs gouvernements

  • Zdp189

    le

    On peut en tant qu'européen se poser le même question....concernant les entreprises chinois mais aussi les entreprises US qui sont soumises au "Patriot Act" du 26 octobre 2001. Ainsi que tout autre système ne provenant pas de l'UE.

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