Paul Dhormoys
| Préfet de la Haute-Marne | |
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| Préfet de Corse | |
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Jean Dauzon (d) |
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Louis Eugène Lambert |
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Fonctionnaire, mémorialiste, homme de lettres, écrivain |
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Paul Dhormoys, né Louis-Eugène Lambert le à Paris et mort le à Mortefontaine (Oise), est un homme de lettres et haut fonctionnaire français.
Biographie
[modifier | modifier le code]Né le au no 9 de la rue de la Grange-aux-Belles, Louis-Eugène Lambert est le fils de Jeanne-Françoise-Célestine Lambert, née Vanard, et de Jean-Guillaume Lambert, employé[1] (plus tard contrôleur en chef au Conseil général des bâtiments civils).
Débuts dans l'administration et carrière diplomatique (1848-1858)
[modifier | modifier le code]Sous la Deuxième République, Eugène Lambert fut l'un des élèves de l'éphémère École d'administration. Après la dissolution de celle-ci, en 1849, le jeune homme obtint sur concours d'être attaché en tant que surnuméraire au ministère des Affaires étrangères. C'est à ce titre qu'il fut nommé en 1853 chancelier de première classe du consulat de France à Santo Domingo[2]. Son séjour aux Antilles lui inspira plus tard plusieurs ouvrages. Le , à Saint-Pierre (Martinique), il épousa, Jeanne-Thérèse-Sophie-Elizabeth-Hortense Jusselain (1834-1920), fille du négociant pierrotain Louis-François « Ajax » Jusselain[3] et sœur du lieutenant Pierre-François « Armand » Jusselain.
En 1856, il déclina sa nomination au consulat de Varsovie et quitta ainsi la carrière diplomatique. Il fut alors nommé percepteur à Jouy-en-Josas puis à Chassenay, avant d'être mis en disponibilité sur sa demande le .
Débuts littéraires sous le Second Empire
[modifier | modifier le code]Entré en littérature et en journalisme sous le nom de plume de « Paul Dhormoys », Eugène Lambert se fit connaître du public après le , date à laquelle Le Figaro commença la publication d'Une Visite chez Soulouque, édité en volume peu de temps après. Il collabora dès 1859 à la Revue européenne d'Auguste Lacaussade et au Monde illustré, dont il devint secrétaire de la rédaction.
Secrétaire de l'administration de l'Opéra à partir de , il demanda sa mise en congé en avant d'être remplacé par Camille du Locle. Il collabora ensuite au Soleil et au Derby. Ayant ses entrées à la cour impériale et aux « séries » de Compiègne, dont il rédigea des comptes-rendus à destination de L'Événement de Villemessant, il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur avant la fin du Second Empire[4].
Il est admis à la Société des gens de lettres le .
Secrétaire-rédacteur de la chambre basse et préfet (1867-1873)
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En 1866-1867, alors qu'il était courriériste à L’Étendard d'Auguste Vitu, Lambert obtint sur concours la place de secrétaire-rédacteur au Corps législatif précédemment occupée par Ludovic Halévy. Resté en poste après le remplacement du Corps législatif par l'Assemblée nationale, il exerça ses fonctions jusqu'en 1873[5].
En , il s'installa à Bordeaux, ville qui faisait office de capitale de la France pendant le siège de Paris. Là, les relations politiques de cet ancien élève de Jules Simon (qu'il hébergea pendant l'entrevue de celui-ci avec Léon Gambetta)[4] et ami du marquis de Talhouët lui permirent d'être nommé préfet de la Corse le . Il n'occupa cependant ce poste que deux mois avant d'être remplacé le .
Par décret du , il fut promu officier de la Légion d'honneur[6].
Le , il fut nommé préfet de la Haute-Marne et resta à ce poste jusqu'au de la même année. Le mois suivant, un décret daté du l'autorisa à substituer son pseudonyme à son nom patronymique[7],[8].
Dernières années (1873-1889)
[modifier | modifier le code]En 1886 et 1887, Paul Dhormoys publia La Comédie politique, deux volumes de souvenirs et d'indiscrétions sur les événements et les acteurs politiques du Second Empire et du début de la Troisième République.
Retraité depuis 1888 et retiré à Mortefontaine, près de Chantilly, il y mourut relativement pauvre[9], le , à l'âge de 61 ans[10].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Archives de Paris, état civil reconstitué, actes de naissance du 30 septembre 1828 (vue 44 sur 51).
- ↑ Paul Dhormoys, La Comédie politique (vol. I), p. 11-13.
- ↑ Archives nationales d'outre-mer (ANOM), état civil de Saint-Pierre (Martinique), NMD 1855, acte no 920 (vue 293).
- 1 2 P. Gravier, Lettre de Paris, Le Journal de Rouen, 5 juillet 1873, p. 1 (article reproduit dans Le XIXe siècle du 7 juillet 1873, p. 2).
- ↑ Paul Dhormoys, La Comédie politique (vol. I), p. 119-120.
- ↑ Journal officiel de la République française, 13 mai 1873, p. 3073.
- ↑ Journal officiel de la République française, 17 juillet 1873, p. 4800.
- ↑ Georges d'Heylli, Dictionnaire des pseudonymes (nouvelle éd. entièrement refondue et augmentée), Paris, Dentu, 1887, p. 118-119.
- ↑ Le Moniteur universel, 24 décembre 1889, p. 1463.
- ↑ Archives départementales de l'Oise, état civil de Mortefontaine, NMD 1889, acte no 23 (vues 158-159 sur 161).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- La Grande Encyclopédie, t. XIV (Delle-Duègne), Paris, Lamirault, 1892, p. 402 (consultable en ligne sur Gallica).
Ouvrages de Paul Dhormoys
[modifier | modifier le code]- Une Visite chez Soulouque, 1859.
- Faire son chemin (comédie), 1860.
- L'Empire de Soulouque, 1862.
- Un Piège (comédie), 1862.
- Sous les Tropiques, souvenirs de voyage, 1865.
- La Cour à Compiègne, confidences d'un valet de chambre, 1866.
- La Vertu de M. Bourget, 1869.
- Sapajou, histoire d'un abonné de l'Opéra, 1885.
- La Comédie politique, souvenirs d'un comparse, 2 volumes, 1886-1887.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la vie publique :
- Naissance en septembre 1828
- Naissance dans l'ancien 1er arrondissement de Paris
- Élève de l'École d'administration
- Journaliste français du XIXe siècle
- Préfet de la Troisième République
- Préfet de la Corse
- Préfet de la Haute-Marne
- Officier de la Légion d'honneur
- Mémorialiste français du XIXe siècle
- Décès en décembre 1889
- Décès dans l'Oise
- Décès à 61 ans