Neutropénie
| Médicament | Itraconazole, céfépime, ciprofloxacine, vancomycine, pegfilgrastim, amphotéricine B, ceftazidime et filgrastim |
|---|---|
| Spécialité | Hématologie |
| CIM-10 | D70 |
|---|---|
| DiseasesDB | 8994 |
| MedlinePlus | 007230 |
| eMedicine | 204821 |
| MeSH | D009503 |
La neutropénie est un trouble hématologique définie comme un nombre absolu de granulocytes neutrophiles inférieur à 1 500/mm³ . Elle peut être transitoire ou chronique et varier de légère à sévère, avec une large gamme de causes possibles, notamment génétiques, auto-immunes, infectieuses ou médicamenteuses. La neutropénie légère (1 000–1 500/mm³ ) est souvent asymptomatique, tandis que la neutropénie sévère (inférieure à 500/mm³ ) est associée à un risque considérablement accru d’infections potentiellement mortelles [1].
Épidémiologie
[modifier | modifier le code]La prévalence de la neutropénie varie selon l’étiologie, la population étudiée et les facteurs géographiques. Dans une large cohorte danoise de 373 803 individus, la prévalence globale de la neutropénie était d’environ 1% ; la neutropénie aiguë était présente dans 2,0 % des cas et la neutropénie chronique dans seulement 0,1 % [2]. En revanche, dans la population américaine, était de 4,5 % chez les Afro-Américains, 0,79 % chez les Caucasiens américains et 0,38 % chez les Hispano-Américains [3]. Cette disparité peut s’expliquer en partie par la neutropénie ethnique bénigne, observée chez 25–50 % des personnes d’origine africaine et de certaines populations du Moyen-Orient ne prédisposant pas à un risque accru d’infections [4],[5].
Mécanismes
[modifier | modifier le code]Diminution de la production
[modifier | modifier le code]La cause la plus fréquente de neutropénie est une production altérée des neutrophiles dans la moelle osseuse, qui survient en raison d’une insuffisance médullaire, de mutations génétiques ou d’une exposition à des agents myélosuppresseurs. Dans les syndromes neutropéniques congénitaux, comme la neutropénie congénitale sévère et la neutropénie cyclique, des mutations de gènes tels que ELANE (codant pour l’élastase des neutrophiles), HAX1 et GFI1 entraînent un défaut de maturation des neutrophiles, aboutissant à une absence quasi totale de neutrophiles matures dans la circulation [6],[7]. De même, le syndrome de Shwachman-Diamond et la dyskératose congénitale altèrent la fonction des cellules souches hématopoïétiques, provoquant des cytopénies touchant plusieurs lignées, dont la neutropénie [8].
Dans les conditions acquises, la chimiothérapie et la radiothérapie endommagent directement les cellules de la moelle osseuse en division rapide, entraînant une neutropénie induite par la chimiothérapie. Par ailleurs, les infections virales (comme le virus d’Epstein-Barr [9], le virus de l’immunodéficience humaine [10] et les virus de l’hépatite [11]) peuvent supprimer de manière transitoire la fonction de la moelle osseuse, réduisant ainsi la production de neutrophiles. Les carences nutritionnelles, notamment en vitamine B12, en folates et en cuivre, peuvent altérer la production de neutrophiles en perturbant la synthèse de l’ADN et la prolifération de la moelle osseuse, ce qui conduit à une hématopoïèse inefficace [12].
Augmentation de la destruction
[modifier | modifier le code]La neutropénie peut également résulter d’une destruction excessive des neutrophiles circulants ou à une activation excessive de la réponse inflammatoire. La neutropénie autoimmune survient lorsque des auto-anticorps ciblent les neutrophiles, entraînant leur destruction prématurée. Ce processus est fréquent chez les nourrissons (neutropénie autoimmune primaire) et chez les adultes atteints de maladies auto-immunes systémiques telles que le lupus érythémateux disséminé , la polyarthrite rhumatoïde et la leucémie à grands lymphocytes granuleux [13],[14]. La neutropénie induite par les médicaments peut également survenir par destruction immuno-médiée, notamment avec des médicaments comme la clozapine, la sulfasalazine et les antithyroïdiens, qui déclenchent la formation d’anticorps dirigés contre les neutrophiles. Lors d’infections bactériennes sévères et de sepsis, les neutrophiles subissent une activation et une apoptose excessive, conduisant à un épuisement de la moelle osseuse et à une neutropénie transitoire. Dans l’hémoglobinurie paroxystique nocturne et d’autres troubles médiés par le complément, la destruction des neutrophiles est aggravée par une mauvaise régulation de la réponse immunitaire [15].
Perturbation anormale de la circulation et de la séquestration
[modifier | modifier le code]Dans certains cas, la neutropénie résulte d’une perturbation anormale de la circulation et de la séquestration des neutrophiles, plutôt que de défauts intrinsèques de production ou de destruction. L’hypersplénisme, observé dans la cirrhose hépatique, les lymphomes et les infections chroniques comme le paludisme, entraîne une séquestration excessive des neutrophiles dans la rate hypertrophiée, ce qui réduit fonctionnellement le nombre de neutrophiles circulants [16],[17]. Dans des affections telles que la fibrose médullaire et l'infiltration de la moelle osseuse par des néoplasies comme la leucémie ou les cancers métastatiques, les neutrophiles ne peuvent pas quitter la moelle osseuse pour rejoindre la circulation, contribuant ainsi à la neutropénie périphérique. Certains troubles génétiques, comme le syndrome WHIM (verrues, hypogammaglobulinémie, infections et myélokathexie), provoquent la rétention des neutrophiles dans la moelle osseuse en raison d’un défaut de signalisation du CXCR4, empêchant leur libération dans le sang périphérique [18].
Classification des neutropénies
[modifier | modifier le code]| Critère | Sous-Type | Définition |
|---|---|---|
| Sévérité | Légère | 1000-1500 /mm³ |
| Modéré | 500-1000 /mm³ | |
| Sévère | Inférieure à 500 /mm³ | |
| Agranulocytose | Inférieure à 100 /mm³ | |
| Durée | Aiguë | Moins de trois mois |
| Chronique | Plus de trois mois | |
| Étiologie | Congénitale | Cause génétique |
| Acquise | Facteurs extérieures | |
| Mécanisme | Diminution de la production | Insuffisance médullaire, syndrome myélodysplasique, chimiothérapie |
| Augmentation de la destruction | Dysfonctionnement immunitaire, médicaments | |
| Circulation/Destruction | Hypersplénisme, hémodyalise | |
| Cause | Infections | Virus, Bactérie, Champignon |
| Traitements | Chimiothérapie, antibiothérapie, psychotrope | |
| Dysfonctionnement immunitaire | Neutropénie autoimmune, syndrome auto-immun | |
| Hémopathie | Leucémie, syndrome myélodysplasique, aplasi | |
| Carence alimentaire | Déficience en folate, vitamine B12, cuivre | |
| Anomalie associée | Associée | Autres lignées cellulaires du sang atteintes |
| Isolée |
Neutropénies congénitales
[modifier | modifier le code]Neutropénie congénitale sévère
[modifier | modifier le code]La neutropénie congénitale sévère est une forme bien caractérisée de neutropénie congénitale. Elle est principalement causée par des mutations autosomiques dominantes (jusqu’à 60 %) du gène ELANE, qui code pour l’élastase des neutrophiles. Le repliement incorrect des protéines d’élastase déclenche l'apoptose des précurseurs myéloïdes dans la moelle osseuse. D’autres gènes impliqués dans la neutropénie congénitale sévère incluent HAX1, GFI1 et WAS (Syndrome de Wiskott-Aldrich), qui régulent l’apoptose, l’activité transcriptionnelle et la fonction du cytosquelette des neutrophiles [19],[20],[21]. Les patients atteints de neutropénie congénitale sévère présentent des infections bactériennes récidivantes dès la petite enfance. La biopsie de moelle osseuse révèle généralement un arrêt de maturation au stade promyélocytaire ou myélocytaire.
Neutropénie cyclique
[modifier | modifier le code]La neutropénie cyclique est un trouble autosomal dominant rare causé par des mutations spécifiques du gène ELANE [22]. Elle se caractérise par des oscillations régulières du taux de neutrophiles, survenant environ tous les 21 jours. La période de nadir (neutropénie profonde) dure généralement 3 à 5 jours, pendant laquelle les patients présentent un risque accru d’infection. Les symptômes incluent des fièvres récidivantes, des ulcérations buccales et des infections cutanées. Malgré son caractère périodique, la neutropénie cyclique est généralement moins sévère que la neutropénie congénitale sévère, et la plupart des patients répondent bien à un traitement par le facteur de stimulation des colonies de granulocytes (Granulocyte-Colony Stimulating Factor, G-CSF).
Syndrome de Shwachman-Diamond
[modifier | modifier le code]Le syndrome de Shwachman-Diamond est une autre forme congénitale de neutropénie causée par des mutations du gène SBDS, qui régule la fonction ribosomale et les réponses au stress cellulaire [23]. Les patients atteints présentent souvent une neutropénie, une insuffisance pancréatique exocrine et des anomalies squelettiques. La neutropénie est due à une apoptose accrue des précurseurs myéloïdes dans la moelle osseuse. Environ 30 % des patients atteints de syndrome de Shwachman-Diamond développent un syndrome myélodysplasique ou une leucémie myéloïde aiguë à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.
Neutropénies acquises
[modifier | modifier le code]Neutropénie induite par les médicaments
[modifier | modifier le code]La neutropénie induite par les médicaments est une cause relativement fréquente, avec une incidence estimée variant de 2,4 à 15,4 cas par million d'habitants [24],[25],[26]. Le mécanisme de la neutropénie induite par les médicaments implique souvent une destruction médiée par le système immunitaire, via des anticorps spécifiques au médicament, ou une toxicité directe sur les précurseurs myéloïdes de la moelle osseuse. Parmi les médicaments fréquemment impliqués, on retrouve les antibiotiques (par exemple, les pénicillines et les sulfamides), les antipsychotiques (comme la clozapine), les antithyroïdiens (comme le méthimazole et le propylthiouracile), ainsi que les agents chimiothérapeutiques (comme le cyclophosphamide et le méthotrexate).
La neutropénie induite par la clozapine, qui touche environ 1 % des patients traités, est l'une des formes les mieux caractérisées. Son apparition survient généralement au cours des trois premiers mois de traitement. En cas de neutropénie induite par un médicament, l'arrêt du médicament responsable permet souvent une récupération. Si la neutropénie persiste ou s'accompagne d'une infection, un traitement par G-CSF (facteur de stimulation des colonies de granulocytes) peut être envisagé.
Pour la neutropénie induite par la chimiothérapie, qui est l'une des causes les plus fréquentes de neutropénie sévère, la stratégie de prise en charge principale repose sur l'utilisation de G-CSF, comme le filgrastim ou le pegfilgrastim. Ces traitements stimulent la production et la libération des neutrophiles par la moelle osseuse. Le G-CSF est recommandé pour les patients à haut risque de neutropénie fébrile, notamment ceux recevant une chimiothérapie intensive pour une leucémie, un lymphome ou des tumeurs solides, ainsi que ceux présentant une suppression médullaire préexistante. Le G-CSF a démontré une réduction de la morbidité liée aux infections, des hospitalisations et des retards de dose de chimiothérapie, améliorant ainsi les résultats globaux du traitement. Cependant, l'utilisation prophylactique systématique du G-CSF chez tous les patients atteints de cancer n'est pas universellement recommandée, car les bénéfices doivent être mis en balance avec les effets indésirables potentiels, tels que des douleurs osseuses, une leucocytose, et, dans de rares cas, une rupture splénique [27],[28].
| Médicaments responsables de neutropénie | ||
| Classe thérapeutique | Exemples | Mécanisme d'action |
|---|---|---|
| Antibiotiques | Pénicillines, Sulfonamides, Céphalosporines, Vancomycine, Cotrimoxazole, Metronidazole | |
| Anti-psychotiques | Clozapine, Chlorpromazine, Olanzapine | |
| Anti-thyroïdiens | Propylthiouracile, Méthimazole, Carbimazole | |
| Anti-épileptiques | Carbamazépine, Phénytoïne, Valproate | |
| Chimiothérapies | Cyclophosphamide, Méthotrexate, Cisplatine | |
| Anti-inflammatoires non stéroïdien | Indométhacine, Diclofénac | |
| Cardiaques | Hydralazine, Procaïnamide, Quinidine | |
| Immunosuppresseurs | Tacrolimus, Cyclosporine, Azathioprine | |
| Autres | Dipyrone, Ticlopidine, Rituximab, Défériprone | |
Infections virales
[modifier | modifier le code]Les infections virales sont une cause bien reconnue de neutropénie, entraînant souvent une diminution transitoire du nombre de neutrophiles par suppression directe de la moelle osseuse ou destruction médiée par le système immunitaire. Parmi les agents viraux les plus fréquemment impliqués dans la neutropénie, on trouve le virus d'Epstein-Barr (EBV), le VIH, les virus des hépatites et le parvovirus B19. L'infection par l'EBV peut provoquer une neutropénie sévère en infectant directement les cellules progénitrices myéloïdes ou en induisant la production d'anticorps anti-neutrophiles. La neutropénie associée au VIH est liée à une suppression de la moelle osseuse et à une destruction accrue des neutrophiles périphériques, souvent aggravées par des infections concomitantes et la toxicité des médicaments. Le cytomégalovirus et le parvovirus B19 peuvent supprimer la granulopoïèse en infectant les cellules stromales de la moelle osseuse. Bien que la plupart des cas de neutropénie induite par un virus soient spontanément résolutifs, une neutropénie sévère ou prolongée peut nécessiter un traitement antiviral et des soins de soutien, y compris l'utilisation de G-CSF pour restaurer les niveaux de neutrophiles et réduire le risque d'infections secondaires.
Neutropénie auto-immune
[modifier | modifier le code]La neutropénie auto-immune survient lorsque des auto-anticorps ciblent les neutrophiles, entraînant une destruction périphérique accrue et une production médullaire altérée. La neutropénie auto-immune peut apparaître de façon isolée ou en association avec des maladies auto-immunes systémiques, telles que le lupus érythémateux systémique ou la polyarthrite rhumatoïde. Les patients atteints d’AIN présentent souvent des infections récurrentes de la peau et des voies respiratoires ; toutefois, la gravité des infections varie selon le taux absolu de neutrophiles. Le traitement est généralement adapté à la sévérité de la neutropénie et à la présence d’infections.
La neutropénie auto-immune primaire chez l’enfant est habituellement bénigne et spontanément résolutive, la plupart des cas se résolvant en 2 à 3 ans sans intervention. En revanche, la neutropénie auto-immune secondaire, associée à une maladie systémique, peut nécessiter un traitement immunosuppresseur par corticostéroïdes, immunoglobulines intraveineuses ou rituximab, selon la gravité de la maladie. Le méthotrexate et la cyclophosphamide ont également été utilisés dans le traitement des cas réfractaires de neutropénie associée à une leucémie à grands lymphocytes granulaires.
Le G-CSF peut être envisagé lorsque les patients présentent des infections récurrentes ou une neutropénie profonde , bien que son efficacité soit variable.
Leucémie à grands lymphocytes granuleux
[modifier | modifier le code]Carence alimentaire
[modifier | modifier le code]Les carences nutritionnelles sont une cause bien reconnue mais souvent négligée de neutropénie, résultant d'une production altérée de neutrophiles en raison d'un apport insuffisant en nutriments essentiels nécessaires à la formation des leucocytes. Les carences en vitamine B12 et en folates sont les causes nutritionnelles les plus fréquentes, entraînant une hématopoïèse inefficace et des modifications mégaloblastiques de la moelle osseuse. Une carence en cuivre peut également provoquer une neutropénie en perturbant la maturation des granulocytes et en augmentant l'apoptose des précurseurs myéloïdes. Les carences en zinc et en fer ont été impliquées dans la neutropénie en raison de leur rôle dans la fonction des cellules immunitaires et la synthèse de l'ADN. De nombreuses personnes atteintes de neutropénie associée à une carence nutritionnelle peuvent présenter des conditions prédisposant à une diminution de l'apport ou de l'absorption, comme des restrictions alimentaires (par exemple, un régime vegan strict) ou une chirurgie gastro-intestinale (comme une chirurgie bariatrique, une gastrectomie ou une résection de l'intestin grêle). Ces symptômes se résolvent généralement avec une supplémentation ciblée des nutriments déficients. Dans les cas de neutropénie sévère ou persistante, un traitement adjuvant par G-CSF peut accélérer la récupération et réduire le risque d'infections secondaires
Neutropénie idiopathique
[modifier | modifier le code]Diagnostic
[modifier | modifier le code]- La démarche diagnostique est une démarche en plusieurs étapes
- Étape 1: s'assurer de la présence ou non d'une urgence: soit infection bactérienne, soit association avec une atteinte de plusieurs lignée sanguine
- Étape 2: interrogatoire et circonstances diagnostiques / rechercher une prise médicamenteuse/ une infection virale associée/ présence d'un syndrome malformatifs ou de tout autre problème de santé associée.
- La démarche complète est disponible sur le site de la haute autorité de santé https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-06/pnds_neutro_final.pdf
Conséquence
[modifier | modifier le code]Une neutropénie importante est un terrain à risque pour des infections. Cette corrélation était connue dès les années 1960[29] mais uniquement dans le contexte de la neutropénie post chimiothérapie.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Information patient
[modifier | modifier le code]- Le site internet du centre de référence tient une mise à jour des gènes impliqués dans la neutropénie congénitale sévère.
Sources
[modifier | modifier le code]- Min, K.I., Byeon, S. Diagnosis and management of neutropenia. Blood Res. 60, 30 (2025). https://doi.org/10.1007/s44313-025-00079-1 parue sous license Creative Commons Attribution 4.0 International License
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) David C. Dale, Tammy E. Cottle, Carol J. Fier et Audrey Anna Bolyard, « Severe chronic neutropenia: Treatment and follow-up of patients in the Severe Chronic Neutropenia International Registry », American Journal of Hematology, vol. 72, no 2, , p. 82–93 (ISSN 1096-8652, DOI 10.1002/ajh.10255, lire en ligne, consulté le )
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- ↑ Hsieh MM, et al. Prevalence of neutropenia in the U.S. population: age, sex, smoking status, and ethnic differences. Ann Intern Med. 2007;146(7):486–92.
- ↑ Site du CRMR neutropénies chroniques
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