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Mellivora

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Ratels

Mellivora
Description de cette image, également commentée ci-après
Illustration d’un ratel du Cap (Mellivora capensis) dans la Royal Natural History de Lydekker, 1893.
5.333 –0 Ma
45 collections
Miocène supérieur au présent .
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Mustelidae
Sous-famille Mellivorinae

Genre

Mellivora
Storr, 1780[1]

Synonymes

  • Ratellus Gray, 1827
  • Ursitaxus Hodgson, 1835
  • Melitoryx Gloger, 1841
  • Lipotus Sundevall, 1843

Mellivora, les ratels, est un genre de mammifères carnivores de la famille des Mustélidés. La seule espèce actuelle du genre étant le Ratel du Cap (Mellivora capensis), il est traditionnellement considéré comme un genre monospécifique, mais il comprend aussi plusieurs espèces fossiles documentées depuis le Miocène supérieur.

Taxonomie et étymologie

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Étymologie

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Le nom scientifique Mellivora est formé à partir du latin mel (génitif mellis), signifiant « miel », et du suffixe -vorus, signifiant « qui dévore » ou « mangeur ». Littéralement, il désigne donc le « mangeur de miel ».

Les synonymes historiques tels que Ursitaxus (combinaison de Ursus, l'ours, et Taxus, le blaireau) illustrent les hésitations initiales des naturalistes quant à la classification de cet animal massif.

Ce genre a été décrit pour la première fois en 1780 par le naturaliste allemand Gottlieb Konrad Christian Storr (1749-1821)[2]. Bien que Storr n'ait pas désigné d'espèce type à l'origine, le zoologiste William Lutley Sclater a fixé Mellivora capensis comme espèce type en 1900.

Au cours du XIXe siècle, le nom de genre ne fut pas toujours respecté. Les espèces furent parfois rattachées aux genres Ursus, Meles ou Gulo. En 1827, René Primevère Lesson associa de manière définitive le nom vernaculaire « ratel » au genre Mellivora et le nom d'espèce « ratel du Cap » pour Mellivora capensis[3].

Morphologie

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Le ratel est un mustélidé robuste. Les mesures relevées pour le genre (basées sur l'espèce actuelle) indiquent une longueur tête-corps comprise entre 73 cm et 96 cm et une queue de 14 cm à 23 cm. La masse corporelle varie généralement entre 6,2 kg et 13,6 kg selon le sexe et la région géographique.

Mandibule de M. benfieldi.

Le genre Mellivora a probablement évolué à partir de l'espèce plus primitive Promellivora punjabiensis originaire d'Inde. Les deux genres sont regroupés au sein de la tribu des Eomellivorini, aux côtés des mustélidés géants éteints Eomellivora et Ekorus[4].

Mellivora benfieldi, découvert en Afrique du Sud, est considéré comme un ancêtre probable du ratel du Cap actuel[5].

En 2026, une molaire appartenant à une espèce de Mellivora a été découverte dans les strates du Pléistocène de la grotte de Tham Hai (Viêt Nam), constituant la première mention connue de Mellivorinae en Asie du Sud-Est[6].

Liste des espèces

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Liste des espèces actuelles selon ITIS ()[7] et fossiles selon Paleobiology Database ()[8]
EspèceDescription et localisation
Mellivora capensis
(Schreber, 1777)
Ratel du Cap
Espèce actuelle (Vivant). Elle occupe une vaste aire de répartition incluant l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Inde.
Mellivora benfieldi
Hendey, 1978
Espèce fossile du Miocène et du Pliocène. Découverte en Afrique, notamment sur le site de Langebaanweg en Afrique du Sud[9].
Mellivora carolae
Michel, 1988
Espèce fossile du Pléistocène. Ses restes ont été mis au jour au Maroc, dans la région de Rabat (Bouknadel)[10].
Mellivora sivalensis
Falconer & Cautley, 1868
Espèce fossile du Pléistocène. Elle était présente en Asie, particulièrement dans les collines des Siwaliks en Inde et au Pakistan[11].

Notes et références

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  1. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  2. (la) Gottlieb Konrad Christian Storr, Prodromus methodi mammalium, Tubingen, Litteris Reissianis, (lire en ligne), p. 34
  3. René Primevère Lesson, Manuel de mammalogie, ou Histoire naturelle des mammifères, Paris, Roret, (lire en ligne), p. 144
  4. (en) A. Valenciano et R. Govender, « New fossils of Mellivora benfieldi (Mammalia, Carnivora, Mustelidae) from Langebaanweg, 'E' Quarry (South Africa, Early Pliocene): re-evaluation of the African Neogene Mellivorines », Journal of Vertebrate Paleontology, vol. 40, no 4, (DOI 10.1080/02724634.2020.1817754, S2CID 227249176)
  5. (en) Yohannes Haile-Selassie, Ardipithecus Kadabba: Late Miocene Evidence from the Middle Awash, Ethiopia, University of California Press, , 243–244 p. (ISBN 978-0-520-25440-4)
  6. (en) Alexey V. Lopatin, Dmitry O. Gimranov, Evgeny N. Maschenko et Le Xuan Dac, « Unexpected discovery of a fossil honey badger (Mustelidae, Carnivora) in Southeast Asia (Vietnam, Middle Pleistocene) », Journal of Mammalian Evolution, vol. 32, no 4, (ISSN 1064-7554, DOI 10.1007/s10914-025-09779-y, lire en ligne)
  7. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  8. Paleobiology Database, consulté le .
  9. (en) Q.B. Hendey, « Late Tertiary Mustelidae (Mammalia, Carnivora) from Langebaanweg, South Africa », Annals of the South African Museum, vol. 76, no 10, , p. 329-358
  10. Patrick Michel, « Un nouveau Mellivorinae (Carnivora, Mustelidae) du Pléistocène de Bouknadel (région de Rabat-Maroc) = Mellivora carolae n. sp », Comptes rendus de l'Académie des sciences. Série 2, vol. 306, no 13, , p. 935-938
  11. (en) H. Falconer et C. Murchison, Palaeontological memoirs and notes of H. Falconer, , p. 553

Liens externes

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